Pour analyser l'oeuvre de chapagre, Francis Parent a retenu 4 critères. Le formalisme de l'oeuvre, sa matérialité, l'inestissement corps/esprit et la communication.
FORMALISME
Que voit-on quand on regarde l'œuvre de chapagre, quel type de formalisation se donne à voir de prime abord ? Est-ce plutôt abstrait, plutôt figuratif, plutôt..., etc (classé du plus "immatériel" au plus "réaliste")?
L'œuvre globale de «chapagre» reste abstraite mais comprend des signes formant des graphies sans sens : le signe comme forme plastique jouant dans la composition de l'espace pictural (R.Motherwell, Giuseppe Capogrossi, Christian Dotremont, Cy Twombly, ...).
Mais aussi avec des signes formant des graphies avec sens des "Lettristes" (Isidore Isou, Maurice Lemaitre, …) aux "Conceptuels" (Joseph Kossuth, Roman Opalka, …); écriture entre formalisme et communication pure (Ben, On Kawara, Barbara Kruger, ...).
MATERIALITE
Ce second critère porte sur la matérialité de ce qui est donné à voir. S’agit-il d'une peinture de pur concept, de jeu de matières, d’objet détourné etc. (classé du plus "immatériel" au plus "réel") ?
Ici, il s'agit de matérialité mixte : structurée / non structurée. L’œuvre est "structurée" dans sa "non structuration", et inversement (répétitivités de formes, de signes, de matières... Viallat, Toroni, Degottex, Hantaï,...).
en matérialité structurée, avec lignes / à plats / Dessin
- Importance du "trait" pour le dessin (Hans Bellmer, Pierre Klossowski, J.L.Guitard,...), voire pour la gravure, etc.
- Importance des lignes qui structurent les champs colorés ou des dessins qu’ils contiennent (R.Indiana, P. Stampfli, V. Adami, H. Télémaque, M. Sanejouand, Aki Kuroda,...).
en matérialité structurée, avec prééminence des couleurs
avec leurs force intrinsèque, symbolique (p.ex. "les bleus" de Monory, "les rouges" de G. Fromanger), historique, sociale, etc., et leur structuration, les couleurs sont ici le plus important (Jules Olitsky, Peter Halley, ...).
INVESTISSEMENT CORPS / ESPRIT
Ce troisième critère porte sur « l’investissement » de l’artiste dans son œuvre. Avec quel ratio Corps / Esprit, chapagre s'investit-il dans son œuvre ?
Classé du plus "intellectuel" (p.ex. "l'Art Conceptuel", ...) au plus "physique" (p.ex. le "Body Art", ...). Cette oeuvre se situe plus vers l’intellectualité /l'essence, conceptualités, questionnements spécifiques de Bruce Naumann à Daniel Buren ; le "Système de l’art" questionne ses propres fondements ou son histoire (C.M Mariani, Wim Delvoye, Komar et Melamid, ...). Et plus vers la corporéité / les sens, l’œuvre est le résultat d'une action gestuelle l'oeuvre comme résultat d’une gestualité corporelle, mais essentiellement manuelle : du "Dripping" de Jackson Pollock à "l’Abstraction Lyrique" de Georges Mathieu; des "perforations" de L. Fontana à la figuration écorchée de V. Vélickovic.
COMMUNICATION
L'artiste a t-il une volonté délibérée de communiquer à travers ses œuvres un message quelconque ? (classé du plus "spiritualiste" au plus "sociétal").
Sa communication se fait via le signifié avec des spiritualités diverses, ou du religieux moins marqué (de Barnett Newman à Mark Rothko, de Roman Opalka à Arnulf Rainer, ...) et via le signifié en narrations ou symboliques diverses qu'elles soient allégoriques, métaphoriques (les matériaux de J. Beuys, ...), analytiques (les "suites de Fibonacci", de Mario Merz, ou celles de Robert Filliou, ...), critiques (de Henri Cueco à Hans Haacke ou Guillaume Bijl, ...).
FORMALISME
Que voit-on quand on regarde l'œuvre de chapagre, quel type de formalisation se donne à voir de prime abord ? Est-ce plutôt abstrait, plutôt figuratif, plutôt..., etc (classé du plus "immatériel" au plus "réaliste")?
L'œuvre globale de «chapagre» reste abstraite mais comprend des signes formant des graphies sans sens : le signe comme forme plastique jouant dans la composition de l'espace pictural (R.Motherwell, Giuseppe Capogrossi, Christian Dotremont, Cy Twombly, ...).
Mais aussi avec des signes formant des graphies avec sens des "Lettristes" (Isidore Isou, Maurice Lemaitre, …) aux "Conceptuels" (Joseph Kossuth, Roman Opalka, …); écriture entre formalisme et communication pure (Ben, On Kawara, Barbara Kruger, ...).
MATERIALITE
Ce second critère porte sur la matérialité de ce qui est donné à voir. S’agit-il d'une peinture de pur concept, de jeu de matières, d’objet détourné etc. (classé du plus "immatériel" au plus "réel") ?
Ici, il s'agit de matérialité mixte : structurée / non structurée. L’œuvre est "structurée" dans sa "non structuration", et inversement (répétitivités de formes, de signes, de matières... Viallat, Toroni, Degottex, Hantaï,...).
en matérialité structurée, avec lignes / à plats / Dessin
- Importance du "trait" pour le dessin (Hans Bellmer, Pierre Klossowski, J.L.Guitard,...), voire pour la gravure, etc.
- Importance des lignes qui structurent les champs colorés ou des dessins qu’ils contiennent (R.Indiana, P. Stampfli, V. Adami, H. Télémaque, M. Sanejouand, Aki Kuroda,...).
en matérialité structurée, avec prééminence des couleurs
avec leurs force intrinsèque, symbolique (p.ex. "les bleus" de Monory, "les rouges" de G. Fromanger), historique, sociale, etc., et leur structuration, les couleurs sont ici le plus important (Jules Olitsky, Peter Halley, ...).
INVESTISSEMENT CORPS / ESPRIT
Ce troisième critère porte sur « l’investissement » de l’artiste dans son œuvre. Avec quel ratio Corps / Esprit, chapagre s'investit-il dans son œuvre ?
Classé du plus "intellectuel" (p.ex. "l'Art Conceptuel", ...) au plus "physique" (p.ex. le "Body Art", ...). Cette oeuvre se situe plus vers l’intellectualité /l'essence, conceptualités, questionnements spécifiques de Bruce Naumann à Daniel Buren ; le "Système de l’art" questionne ses propres fondements ou son histoire (C.M Mariani, Wim Delvoye, Komar et Melamid, ...). Et plus vers la corporéité / les sens, l’œuvre est le résultat d'une action gestuelle l'oeuvre comme résultat d’une gestualité corporelle, mais essentiellement manuelle : du "Dripping" de Jackson Pollock à "l’Abstraction Lyrique" de Georges Mathieu; des "perforations" de L. Fontana à la figuration écorchée de V. Vélickovic.
COMMUNICATION
L'artiste a t-il une volonté délibérée de communiquer à travers ses œuvres un message quelconque ? (classé du plus "spiritualiste" au plus "sociétal").
Sa communication se fait via le signifié avec des spiritualités diverses, ou du religieux moins marqué (de Barnett Newman à Mark Rothko, de Roman Opalka à Arnulf Rainer, ...) et via le signifié en narrations ou symboliques diverses qu'elles soient allégoriques, métaphoriques (les matériaux de J. Beuys, ...), analytiques (les "suites de Fibonacci", de Mario Merz, ou celles de Robert Filliou, ...), critiques (de Henri Cueco à Hans Haacke ou Guillaume Bijl, ...).